La technologie NFC, le couteau suisse des temps modernes
Au moment de clore la 6è édition de WIMA, Laurent Puons, Vice-Président de Monaco Mediax, organisateur de ce salon international dédié à la technologie NFC (Near Field Communication), dresse un premier bilan flatteur du développement attendu de ce mode communication sans fil...
La technologie NFC est-elle assez connue du grand public ?
« On peut dire qu’aujourd’hui la technologie NFC commence à se démocratiser. En 2007 seul Nokia s’intéressait à cette technologie de communication sans fil, aujourd’hui ce sont quatre marques qui fabriquent des téléphones NFC. Cependant, il reste encore du chemin à parcourir pour que tous les usagers s’équipent d’un téléphone NFC, qui n’est pas encore la norme chez les constructeurs »
En terme de visiteurs et participants, notez-vous une augmentation par rapports aux années précédentes ?
« Nous avons enregistré une augmentation de 40% de la surface d’exposition, augmentation qui s’est traduite par plus de 20% d’exposants par rapport à l’an dernier et nous avons également enregistré une augmentation de 20% du nombre de participants. Ces augmentations sont naturellement liées à l’évolution et au développement de l’industrie du NFC. »
Quelle évolution de la technologie NFC enregistrez-vous sur le salon ?
« Au démarrage de WIMA, les applis les plus courantes étaient celles relatives à de la récupération d’informations. Nous pouvons constater aujourd’hui avec satisfaction que les applications NFC se sont développées vers d’autres usages tels que le paiement, le contrôle d’accès, la santé, les réseaux sociaux et les jeux. »
Nokia et Orange ont profité de WIMA pour lancer leur nouveau produit… WIMA est-il devenu le lieu incontournable pour lancer de nouveaux projets ?
« Quand Nokia, leader de la technologie NFC choisit WIMA pour faire une telle annonce, cela signifie bien que WIMA est un événement international reconnu par cette industrie. »
Le salon WIMA permet-il d’influencer ou d’accélérer le développement de ces nouvelles technologies ?
« Je dirai que notre objectif est plus humble… Le travail de Monaco Mediax est de mettre en place des événements. Un événement à but commercial comme WIMA a pour but d’offrir aux industriels impliqués dans le développement NFC un lieu de rencontre, d’échange et de permettre à tous ces professionnels de se tenir informer de la rapide évolution de cette technologie, notamment au travers de notre cycle de conférences de très haut niveau et international. »
Cette technologie présente-t-elle un risque pour la santé ?
« N’ayant pas fait des études de médecine et n’ayant pas l’habitude de parler sur des sujets que je ne maitrise pas, je ne peux me permettre aujourd’hui de porter un avis circonstancier sur cette question. Mais il me parait difficile de dire que les téléphones NFC, qui sont plus orientés vers le toucher que vers l’écoute près du cerveau, puisse entrainer des problèmes de santé… »
La technologie NFC deviendra-t-elle un critère d’achat dans la téléphonie ?
« Je le souhaite car cela permettra à WIMA de se développer encore plus et c’est d’ailleurs un de nos objectifs que de promouvoir l’utilisation et l’usage des produits NFC. »
Les téléphones portables NFC seront-ils des objets courants dans la société de demain ?
« Le but aujourd’hui est que le téléphone NFC devienne indispensable au consommateur afin que celui-ci puisse dans son quotidien utiliser différentes applications qui lui simplifieront son quotidien. C’est la raison pour laquelle il y a 5 ans déjà, j’indiquais que les téléphones NFC pourraient devenir à moyen terme le « couteau suisse » de son utilisateur. »


