Grimaldi Forum Monaco

Exposition Juillet -

SUPER WARHOL

Cette exposition a pour ambition de faire découvrir le parcours historique de l’imaginaire d’Andy Warhol, avec une attention particulière à la monumentalité de sa production artistique, de ses œuvres les plus grandes.
 

Le projet de Celant a pour objectif de montrer un ensemble de tableaux spectaculaires au travers desquels la grande toile ou le grand espace deviennent pour Warhol un matériau sur lequel il peut projeter ou laisser s’étaler un monde d’icônes populaires traitées par lui et mises en valeur isolément dans les années soixante. Quelques décennies plus tard, ces icônes sont devenues dans son univers créatif, d’énormes papiers peints : des entités totalement superficielles et polies qui ont perdu toute charge spirituelle ou dramatique et se sont transformées en décor.

L’exposition s’articule donc, selon une représentation synthétique mais inédite de l’approche de Warhol, d’abord autour des techniques traditionnelles de la peinture à l’huile puis à travers la méthode mécanique des silkscreen, aux images populaires de Coca Cola et de la Campbell Soup, aux côtés des visages de Marilyn Monroe et de Jackie Kennedy. On passe ensuite à la multiplication des fleurs industrielles et aux accidents de voiture, jusqu’aux qualités abstraites d’images comme Eggs et Diamond Shoes, à travers la redondante présence des Dollar Signs et des nouveaux mythes de la culture, de Ladies and Gentlemen à Kings and Queens. Tout cela s’exprime dans  l’exaltation, toujours spectaculaire et mondaine, des langages les plus différents : la revue Interview, le cinéma, la publicité et la télévision (Andy Warhol TV), une richesse et une multiplicité qui tournent autour de Warhol, à l’origine du mythe de la Factory.

Outre ces peintures monumentales, l’exposition du Grimaldi Forum Monaco présente une sélection des travaux historiques de l’artiste : ceux qui révéleront, dans diverses séries de sections articulées, les références iconographiques inspirant son activité, son intérêt pour un autre type de monumentalité liée à la diffusion de masse : de l’image publicitaire (les conserves de la soupe Campbell ou les barils Brillo), un monde professionnel dont Warhol était issu, à l’obsession pour l’image de Jackie Kennedy ou pour Marilyn Monroe, traversant, au fil des ans, les symboles de la violence de la société de masse (Suicide, 1962-63 ; Guns, 1981-82) ; des mythes du spectacle (Elvis Presley) mais aussi ceux de la jet-set internationale (les portraits de Ethel Scull, Marella Agnelli et tant d’autres), au monde de l’art (Robert Rauschenberg, Joseph Beuys, Jean-Michel Basquiat) et à Warhol lui-même, dans ses multiples Self-Portraits ; de la sexualité et l’identité sexuelle (Torsos, 1977 ; Ladies and Gentlemen, 1975) aux emblèmes de la culture libertaire (Printed Dollar # 3, 1962 ; Dollar Sign, 1981) mais aussi ceux de la Révolution (Mao, 1973 ; Hammer and Sickle, 1976) et d’une manière générale l’élaboration de l’image et de son expérimentation permanente (Flowers, 1964).

En créateur insatiable, Warhol faisait usage de tous les supports possibles et nous a laissé un legs artistique colossal, du cinéma à la photographie, de la vidéo à la presse (magasines et publications), du design à la télévision. Une vision globale peu commune pour un artiste qui considérait que « quantity is the best gange of anything ».

Les espaces